dimanche 7 septembre 2008

Paul Constantinescu (1909, Ploeşti - 1963, Bucarest)

Dès l'âge de 10 ans, Paul Constantinescu étudie le violon dans sa ville natale avec Boris Koffer et Traian Elian, qui lui enseigne aussi l'harmonie, alors que Ioan Christu Danielescu est son professeur de solfège et de théorie. Il s'inscrit de 1929 à 1933 au Conservatoire de Bucarest. Ses professeurs sont Faust Nicolescu (théorie, solfège), Alfonso Castaldi (harmonie), Constantin Brăiloiu (histoire de la musique), George Breazul (encyclopédie et pédagogie des musiciens), Dimitrie Cuclin (esthétique et forme musicales), Mihail Jora (harmonie, contrepoint, composition), Stefan Popescu (direction chorale), Octav Cristescu et Mihail Vulpescu (chant auxilliaire). De 1933 à 1935 il est à Vienne et se perfectionne dans le domaine de la composition musicale avec Franz Schmidt, Oskar Kabasta et Joseph Marx. De retour à Bucarest il poursuit ce perfectionnement une année encore avec Mihail Jora.
Il débute en 1927 une carrière de violoniste et directeur de choeur à Ploeşti avant de prendre six années plus tard la tête de l'Association Philharmonique de cette ville. Paul Constantinescu enseigne la musique à Lugoj (1935-1936), dirige le choeur de l'église Visarion de Bucarest, est professeur d'harmonie, de contrepoint et de composition religieuse à l'Académie de musique religieuse de Bucarest (1937-1941), professeur au Lycée militaire (1941-1944) et au Conservatoire de la capitale (1941-1963).
Il réunit des recueils de chants folkloriques. Son activité lui a valu plusieurs distinctions à l'étranger et dans son pays (dont le premier prix de composition Georges Enesco en 1938).

En dépit du très grand soin qu'il passait à parfaire ses partitions, allant jusqu'à réécrire une même œuvre trois fois dans la même année, P. Constantinescu a laissé un catalogue d'une grande richesse. L'on trouve à son actif deux Opéras et diverses œuvres pour la scène, des Cantates (Patimile şi Învierea Domnului, oratorio byzantin de Pâques, 1948), deux Symphonies, trois Rhapsodies, plusieurs Suites et Danses pour orchestre, des Concertos pour violoncelle (1943), piano (1952), violon (1957), harpe (1960) et un triple concerto pour violon, violoncelle et piano (1964), parmi d'autres pièces concertantes de moindre ampleur. Sa musique de chambre comprend plusieurs duos (pour violon ou violoncelle et piano), un Trio, un Quatuor, un Quintette pour cordes, et quelques œuvres à l'effectif plus rare : un Quintette pour violon et vents (1932) ; des "Caricatures" (Din Cătănie) pour deux cors, deux trompettes, trombone, batterie et piano (1933) ; une Jieneasca pour quatre violoncelles (1952). Sa littérature pianistique propose uniquement des pièces de faible ampleur (Danses, Marches...) mais fortement caractérisées (Toccata, troisième des pièces pour piano, 1951). Il dédie à la voix une dizaine de chœurs (Mioriţa, 1952) et un nombre similaire de recueils de mélodies.


Sources
  • Viorel Cosma, Muzicieni din România, vol. 2, Editura muzicală, Bucureşti, 1999 - ISBN 973-42-0230-8

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Article intéressant, mais une erreur cependant dans la date de la mort de Constantinescu : 1963 et non 1936. Ma femme artiste lyrique va faire un récital comportant des mélodie de ce compositeur.

Alain Chotil-Fani a dit…

Bonsoir,

merci de m'avoir signalé cette faute de frappe. N'hésitez pas à m'en dire plus sur le récital de votre épouse.

Cordialement